Le 25 novembre marque la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes : un événement qui, malheureusement, n'est jamais purement symbolique. D'ici 2025, plus de 50 femmes auront déjà été tuées en Italie. Un chiffre effrayant, qui ne révèle cependant qu'une partie du problème. la secrétaire générale de la CISL, Daniela Fumarola à la vue de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies par la résolution numéro 54/134 du 17 décembre 1999.

Outre les féminicides, on dénombre des milliers de cas de violences psychologiques et économiques, de harcèlement criminel et de harcèlement au travail : des formes d’abus souvent silencieuses, difficiles à identifier même pour celles et ceux qui les subissent. Cela exige un effort concerté – institutions, syndicats, associations et citoyens – qui dépasse le cadre d’un incident isolé. Prévention, protection et éducation sont indispensables. Surtout, il est impératif de changer la culture qui, encore trop souvent, justifie ou minimise ces violences.

En tant que CISL, nous faisons notre part, avec conviction et constance : nous sommes présents aux discussions institutionnelles, à commencer par le nouveau Plan stratégique national sur la violence sexiste et domestique 2025-2027 ; nous intégrons la lutte contre toutes les formes de violence et de discrimination sur le lieu de travail, en pleine conformité avec la Convention n° 190/2019 de l'OIT ; nous renforçons notre réseau de centres et de services de conseil afin qu'aucune femme ne se sente seule lorsqu'elle demande de l'aide ; nous promouvons la formation des délégués, hommes et femmes, et des travailleuses, car savoir reconnaître les signes de violence est la première étape pour l'enrayer.

Partout au pays, ces dernières semaines, nos organisations ont organisé des actions de sensibilisation, des réunions et des séances de réflexion. Ce sont là des exemples concrets de notre rôle de « syndicat local » : proche des gens, au travail comme ailleurs, conclut le secrétaire général de la CISL.

Source: Cet article a été initialement publié sur : www.cisl.it

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